deux points du manifeste me posent problème:
la littérature est foncièrement politique :une politique de la langue et qui ne peut donc échapper aux”détournements politiques” qui sont les relais nécessaires
et le “pour elle même”: cette auto référentialité (qui se veut a-politique) en est la conséquence: or,il me semble, qu'il n'y a pas de politique sans politique de la littérature et pas de littérature sans politique laquelle est nécessairement relayée par les partis politiques.. je ne vois pas comment dissocier cet ensemble en parties autonomes comme si les effets étaient coupés des causes:toute pratique d'écriture s'origine d'un positionnement (politique) à l'égard de la langue qui n'est pas un objet en soi mais une pratique singulière de la politique au sens étymo. du terme (vie dans la cité donc sa langue)
la démarche d'utiliser la littérature à des fins qui lui sont externes( la “communication” par ex., est une position politique par rapport aux écritures( la “littérature”)
la littérature (”litturrater”/Lacan) n'existe pas sinon au pluriel qui en dévoile ses pratiques…
JLL


