12 septembre, 2009
18 mai, 2009
31 décembre, 2008
cv
J. LUC LAVRILLE
Vit et travaille à PARIS
DEA de Sémiologie avec J. Kristeva
Publications * Auto−édition : (1970−1985) « Poèmes », « In Causa Venenum » « Trait Port Trait », « Appris voisés » ( Editions Barabandières )
En totalité ou partiellement publiés dans quelques revues : « Tartalacrème », « TXT », « Le Lumen », « Textuerre »… * Des inédits dans les revues suivantes : « BP 14 » : « La parque maudite » (1984) « Le Lumen/BP 14 » : « Maybe » (1993) « Maison Atrides & Cie » : « Exercices chromatiques d’adieu à l’assassin » (1990)
« Boxon » : « L’arc en jeu » (extraits) « Triages/Editions Tarabuste » (extraits) « Toctoctoc » (extraits) « 0uste » (extraits) -festival Expoesie/Périgueux * Aux éditions « G & g » : « Dix vagues » (1994) « Pèlerins Tourniquets » (1995)
« Langue de feu » (1999) « Fièvre vrillée & faits vrillés » (2002) * Aux éditions Belin (collection « Sujets ») une étude sur la Poésie par Alain Frontier consacre son regard sur certains de mes textes parus entre 1980 et 1989 * « Poésies aujourd’hui » Seghers (1990)
* Dans la revue « Le Français aujourd’hui » : « Propositions insubordonnées » (1996) * Collection Triages/Editions Tarabuste : « Mon Tiers Plastique » (1999) * « L’arc en jeu » Editions l’Atelier de l’Agneau /coll.Achitextes (2004)
* « Rhapslowdits » ( extraits ) revue Fusées n° 12 (2007) * « Hurraman scriptu » Editions Tarabuste (juin 2005) * « Equatorze » Editions Voix (juin 2006)
* « Radio Machoire-section Eté » 22mdP/F.Doyen (juin 2007) * « Vents contraires –force 18 » Anthologie Editions Voix (Octobre 2007) * « Trait Port Trait » (2éme version) coll. Triages/Ed. Tarabuste (juin 2008)
* « Musicaa » GPU
*** Mise en voix
« Quantiques » CD (vol. 1 et vol. ) (1999) ***
Vidéo danse (Chorégraphie : Sylvia Mikaël) * « La main merveilleuse » : poème dansé, en collaboration avec les élèves de l’école de danse Sylvia Mikaël, et représenté à St. Haon le Châtel ( Loire ) / 1998
* « Coquelicorps » : poème dansé (représenté au Centre artistique de Verderonne /juin 2002) ***
Lectures publiques 1980 Marché de la Poésie / Paris 1982 La revue parlée / Centre G. Pompidou
2000 Médiathèque de Roanne ainsi que : ¤TM de Beauvais, Usine Palikao/TXT (Paris), Clermont−Ferrand, Lyon … (1981−2001)
¤Printemps des poetes / Conciergerie –Paris ( Atelier de l’Agneau éditeur /mars 2002) ¤Espace Tiphaine (Paris) : − lecture intégrale de « Fièvre vrillée & faits vrillés » − « ExophoneS » poème dansé (chorégraphie Sylvia Mikaël
danse Albane Fioretti ) /2004-02-09 ¤ à Bordeaux : Editions « N’aqu’1 œil » (C .Lataste) /18−19 février 2005 ¤ à st.Quentin en Yvelines (éd . Atelier de l’Agneau) mars 2005
¤ à Montpellier (Salon du livre) mai 2005 ¤ à Lodève (juillet 2005) ¤ à Périgueux festival Expoesie juillet 2006/juillet 2007 ¤ ¤ café EL SUR /Paris (Atelier de l’Agneau) (14 septembre 2007)
Participation à diverses émissions de radio à Compiègne, Beauvais, Roanne … ¤ Animateur et auteur de l’émission littéraire « Francs Parlers » Radio Roanne (1987) Radio Val−de− Rhins (1996)
Radio Cactus (1999/2000/2001) *** Publications prévues : « Quantiques » collection Electre (Jean−Pierre Bobillot
15 juin, 2008
17 mai, 2008
NOTULE ALAIN FRONTIER
Jean-Luc, l’informatique est décidément incompréhensible et les machines n’en font qu’à leur tête. D’ailleurs elles n’ont pas de tête et elles sont inadmissibles. Je n’avais joint à mon message qu’un seul document. Le voici au complet : Note sur Jean-Luc Lavrille Jean-Luc Lavrille est né en 1952 sur les bords de la Loire, dont nous avons appris qu¹il est, de tous les fleuves de l¹hexagone, celui qui est à la fois le plus long et le moins prévisible. Il a aujourd¹hui derrière lui une ¦uvre considérable. Longtemps ses textes circulèrent sous le manteau (par exemple In causa venenum, en 1984)? ou bien dans les livraisons de Tartalacrème, dont il devint (grâce à Jacques Demarcq qui nous le fit découvrir) un des auteurs majeurs. Plusieurs de ses longs poèmes y furent publiés en feuilleton : L’âme de fonds (1981), Laidies stances (1982), Appris voisée (1982-1983), Trait Port Trait (1984), ainsi qu¹un extrait de Carbone 14 (1986).
Depuis une dizaine d¹années, lectures publiques et livres se succèdent : Dix vagues (1994), Pèlerins Tourniquets (1996), Langue de feu (1999), Fièvre vrillée /Faits vrillés (2002), aux éditions G&g (animées par Gérard Fournaison) ; Hurraman Scriptu (2005), aux éditions Tarabuste (lire le commentaire qui a été mis en ligne sur le site de Pierre Le Pillouër : www.sitaudis.com) ; enfin cette impressionnante somme poétique que constitue Equatorze, publié en 2006 par Voix éditions (dans la collection dirigée par Alain Helissen)? où le cadre formel (quatorze séries de quatorze sonnets acrostiches, épelant quelque nom essentiel) loin de restreindre le discours, le multiplie, dans un espace ouvert où » le rythme sans trêve » rebondit sur lui-même et s¹emballe dans » un ordre imprévisible » ? non un désordre ? et pour l¹invention d¹une subjectivité nouvelle, d¹un nouvel échange entre je et le monde. Écrire sur Jean-Luc Lavrille n¹est pas facile. La nature même de sa poésie décourage à l¹avance tout discours qui entendrait la justifier, en venir à bout et en quelque sorte la clore. » Le poète n¹a pas de compte à rendre « , disait déjà Victor Hugo (en 1829). Et Tzara : » L¹art est une chose privée. » La nécessité à laquelle répond Lavrille en écrivant s¹affiche en effet comme une nécessité d¹ordre privé, qui d¹abord ne regarde que lui. Il nous prévient : » Je parle franc plus que français. « Car son écriture (cette manière si particulière de recopier la langue ? la nôtre ? et la culture que cette langue charrie : » ? et je m¹en vers de si do la pareil allah? « ) est pour lui la seule issue, la seule réponse possible aux heurts et aux accidents du réel (l¹impossible autobiographie). Nul se saurait conclure à sa place, énoncer un sens global et définitivement intelligible, arrêter ce que lui-même obstinément refuse d¹arrêter. Vous aurez compris que Jean-Luc Lavrille n¹est pas un homme de communication. N¹applique pas un programme. N¹entend pas imposer à son lecteur (et de quel droit le ferait-il ?) quelque vision du monde que ce soit ni lui apprendre comment il faut écrire, comment il faut penser. Sa violence est sans arrogance. Mais s¹il est impossible de rendre compte de son texte, rien de plus facile que de le lire ? à condition que ce soit à la lettre près : il suffit d¹être prêt à tout (chaque nouvelle syllabe est un événement imprévisible) et de se laisser porter et emporter par la rauque diction, comme d¹une phrase toujours ouverte, qui se poursuit, interminablement, recto tono, sans temps mort, comme sans inutile gesticulation.
Dis-moi si tu arrives à le lire. Je t’embrasse
Alain
12 mai, 2008
NOTULE JP BOBILLOT
Jean-Luc Lavrille : Équatorze
De toutes les phormes pré-tendues « fiXes », le sonn& (qui a une longue histoire) est celle qui a le plus duré (le plus d’urée ?), il est aussi celle qui a le plus varié (la plus avariée ?). Lié aux plus immuables replis, aux concertva-t-ismes les plus froids, il fut aussi le lieu des plus décisifs combats, des plus audacilleuses avancées de l’histoire des phormes. « Sonne-moi ces beaux sonnets » : la formule en échos cascade, de Du Bellay à Jacques Demarcq… & à Jean-Luc Lavrille, qui avec Équatorze, tord le cou à Heredia sur son propre tairain —les Trophées (trop faits ?) y partent en Écharpille ! Coulhurle d’lang soupfflement vertetigecanalYsée (« vers libres ») & irréghurlièrement cgbrisée (« laisses »), ou serreries de « sonnets » —de moins en moins confluormes au mot d’Elle mais troujours identifriables comme Tell, chacune gênerrée par un même accrocstiche—, l’escripthurle tressinghurlière de l’ôteur est une tenthâtive indéfterminiment recommenc’est d’Anna Mnèse [Tmèse ?] d’en lalang : scelle qui est d’en soi-ôtre, scelle qui est d’oùtre-soi, scelle d’en laquelle soi est, même (peu d’être).
Petit Pou, c’est rêve-heure ! Sismiques échos (répliques…) d’une flu(c-tu)ante & rimbaldienne M(é(moi)r)e (« Un enfant, cependant, patauge… » : I, 4) au point où un mémoi —je-autre— clivé de ses maternels émois, errant sempiternairement en sa matérielle & mémorielle moire, en le vice versa : rêver cible ? les cris t’eurent ! détritures ! Traumas (trop m’a), gnons (bien æncrés) : c’est le con-cours des choses & de l’avie ça, le terre-eau de l’âme&moire, le très-tôt d’où ça peuX —écritrituerie, écritriturire— écrier l’crié d’l’encrier (ça faiX du rien par où ça s’æncre : « Frappons sur papier d’un grand coup dans la c / Hair du verbe échevelé en transit de sens / Élargissons l’événement au fond du noir sa naissance / Saisissons cet air intense qui fit violence et me donna le la » : XII, 11). C’est dire que la lêtre y joue, à plein & à délire, son rôle de déliaison, de déraison, d’a(u)t(on)omisation de l’énoncé (poétic), du discours-toujours-tu-m’intéresses, ainsi rudement dénoncé : de coups de dé en coups de glotte —Mallarmé lui-même, obstiné sonnettiste devant l’éternel aZur, n’y retrou(v)erait pas ses Biblots ! Lime aux barreaux (« d’aile ivre »), lalettre, donc, le babil (Babel ?) vient à virhurlentes volées de vers à bout de l’unique phorme indéfiniment labile (label ?), toujours recommencée, comme réensemencée, qui tient (ce qui ne veut pas dire : qui tienne) —ultime mouvant glacis garant tissant, quoi que mourant, raisons & liaisons—, la corrode, la corrompt, de corde en corde, la rompt : comment lire ? arrondir les langu’s ? Qu’oùrdir ? D’une haute quinte essence de Poësie (basroc : « De mourir sans mort on vit sans vie un long naufrage » : I, 3), on glisse, Rat d’eau médusé, d’écœuil en équeils (de teXte), de rapides en maelstroms (d’langu’), à de plus contemporaines références —plus antiques à la fois (Du Bellay / Denis Roche : « …ville louve les mains basses » : II, 5). Cruelle ou crue telle verlainienne rêverie d’appasrition / dYsparition (XIII, 1) & autres ariettes oùbliées où crues telles comme autant de (femmeuses) gorgées de poison. Bref : une saison en Enfer —qui est moi-autres autant qu’oùtre-soi.
Ou encorps : une géopolYtique de l’en-deçà de soi (« Suspecte chine intérieure / Organisant la rapine / Large d’un Tibet mental » : XIII, 13)…
Ça ne veuX pas rien d’ire : je y est ! je y est troujours !…
Jean-Pierre Bobillot
2068
deuxmilsoixantehuit
du temps au temps d’os
passa sous l’éponge
passé pavé aux tempes
d’oser parler aux rues
jusqu’au bout de langue
pas de nom l’éve
ne ment la p’ homme
pas de nom
lieu que lieu
lip boulogne billentête en court bouillon ne ment l’idée
femmes bobineuses à la cave
avec poussières et bobinoirs
deux huit cents nœuds par jour
saint prédicat sujet du verbe &
du complément du commencement
mise en grève cœur
trois heures du mat
la fée
électricité
coupée
deux mille soixante huit personnes
viennent se renseigner tous les jours
plus de sous depuis huit jours je donne du rata
à mes enfants
les hommes restent la nuit
brasero dans la cour de l’usine
verbe commencement d’un commencement
enflammé le discours des brasiers
dans la cour récrée
mot à dire
objet à la production sujet de production
joyeuseté jamais vue
cartes accordéon vivre en semble un désir
coup de tonnerre
f
dans un ciel d’éclairs
oudres
climax
c’est airs
est ce cesse à bout de souffle
noeuclides
quantique baby boo
m
du coran saignant
bloque l’entrée à l’université
ascenseur social
contre mes fesses contremaitre
petit commando
viré par robot
ça leur échappe
terre compromise
qu’on promis bras c’est jeté
contorsion
récupérée
grimaud à son insu
gros mots troupés autour
de paris communes
poitrail nu
mal armé face à
l’armée larvée
escalade des bains de sang
à gros brouillons
colère forcenée
mais à mots mâts os attachés d’ulysses
solitaires solidaires
suite de soixante huit
foudroyant
ça y est archies l’arche
sacrée brisée
là c’est jeté
aux dés
petite causette du peuple
petites graines de grenelles
nouvelles galeries taupes de thionville
textiles joint français faut le clore
le folk
fait vrillé cette amorce cette allumette
une étincelle libre vers
de l’hiver
étudiant
que le mouvement ne s’arrête
jamais mates ni
traques mais morts
Blanchet et Beylot à Sochaux
si chaud
à un cheveu
attaques masse à masse
à la lainière barrissent cardes
des métiers
la bagarre continue faut pas croire
au cœur de la mise en cause
du peu
repeuplé
cavaignac en quarante huit
mondiale crisis
la violence excessive
et la violence non extrême
sont basées sur un calcul goût du ver
né
mental
circonvolutions
contestataire protestataire
anarchitaire autoritaire
atrabilaire cégétaire
et taire et taire
tête haute
terre terre terre
basse
plage
grève sous les pavés
plus rien n’est pareil
état famille institutions discours
l’Un n’est plus sans dits
tout un peuple discuta
nous l’avons tous dans le coeur
le lendemain du printemps
disjoint plus tard
saint Ouen I wonder what you are
twinckle little star
je rentrerai pas dans cette taule
plan séquence retrouvé fin vingtième
reprise du travail ça coud recoud
recoûte
soudures coupes couplées
Elle : on est de vrais charbonniers
là dedans et on a pas d’eau chaude
c’est pas fini ça toujours été
printed temps cerise
je rentrerai pas dans cette taule
Elle continue
seule
trois semaines gravées
dans la grève
DO RE MI FA SOL
Do ré mi fa sol la si do
Si la sol fa mi ré do
DO RE MI FA SOL
FA MI RE DO
RE MI FA SOL
FA MI RE DO
DO RE MI
DO RE MI
DOMREMY
DOMREMY
LA FEMME CHAPEAUTÉE …
JEANNE, NE VOIS TU RIEN VENIR ?
CLASSICAL BALLET
UN CYGNE GLISSE SUR LE VOILE DU PALAIS
TIC TAC TIC TAC TIC TAC L’ART DU SAUT ACH SO ! ZOHAR
RAT D’OPERA OPER AUBER ÜBER RÂ
LA DAME DU NIL GIZEH
gisait
MYKERINOS
UNE SOURIS DANSE A L’OPERA parmi les rats
BALANCÉ BALANCÉ
POSÉ ENVELOPPÉ
ENTRECHAT ROYAL
DO RÉ MI DORÉ MI
POSÉ ENVELOPPÉ
ENTRECHAT ROYAL
CHAT HOMME
NIJINSKY L’après-midi d’un faune
Grand jeté
TOIT OPERA VEILLE AVEC APOLLON
LE CHAPEAUTÉ CONTE
Labouré EN DEUX TEMPS
ET TROIS MOUVEMENTS
DESSOUS DESSUS
DESSUS DESSOUS
DESSUS DESSUS
DESSOUS DESSOUS
CHAT HOMME
ENTRECHAT QUATRE
ENTRECHAT HUIT
ENTRECHAT DOUZE et caetera
ENTRECHASSONS LES idées
SUR LE PONT MIRABEAU
On a l’art du ballon
ON Y DANSE TOUS EN ROND
L’ART DU SAUT
LE SOT-L’Y-LÈSE-MAJESTÉ …
SYLVIA DESBOIS
17 avril, 2008
deux points du manifeste me posent problème:
la littérature est foncièrement politique :une politique de la langue et qui ne peut donc échapper aux »détournements politiques » qui sont les relais nécessaires
et le « pour elle même »: cette auto référentialité (qui se veut a-politique) en est la conséquence: or,il me semble, qu’il n’y a pas de politique sans politique de la littérature et pas de littérature sans politique laquelle est nécessairement relayée par les partis politiques.. je ne vois pas comment dissocier cet ensemble en parties autonomes comme si les effets étaient coupés des causes:toute pratique d’écriture s’origine d’un positionnement (politique) à l’égard de la langue qui n’est pas un objet en soi mais une pratique singulière de la politique au sens étymo. du terme (vie dans la cité donc sa langue)
la démarche d’utiliser la littérature à des fins qui lui sont externes( la « communication » par ex., est une position politique par rapport aux écritures( la « littérature »)
la littérature (« litturrater »/Lacan) n’existe pas sinon au pluriel qui en dévoile ses pratiques…
JLL






